« Nous attendons un enfant et avons toujours une dette étudiante! »

« Nous attendons un enfant et avons toujours une dette étudiante! »

De Carmen Kinniburgh


La plupart des couples que je connais ont de bonnes intentions dès qu’ils commencent sérieusement à parler de fonder une famille. Nous voulons nous assurer que tout soit bien en ordre avant d’avoir un bébé, ce qui inclut par exemple avoir un emploi bien rémunéré, acheter une maison et régler des dettes impayées.

La merveilleuse réalité est que la nouvelle que vous attendez un bébé peut arriver à des moments imprévus où votre situation financières n’est pas vraiment idéale.

Vous pourriez ainsi vous trouver enceinte alors que vous vivez dans un tout petit appartement loué, en plein milieu de la rédaction de votre thèse d’études supérieures et alors que vous remboursez encore la dette de vos études de premier cycle. Ce fut tout du moins notre cas lorsque notre premier enfant est né.

Je suis toutefois ravie de vous dire qu’il est possible de gérer votre dette étudiante tout en essayant d’établir un budget familial sain – y compris épargner en vue des études de votre enfant.

Des façons d’épargner et de rembourser votre dette

Faite demande d’un allègement de dette. En vertu Programme d’aide au remboursement du gouvernement fédéral, les étudiants et les diplômés peuvent obtenir une réduction du montant de leur dette étudiante. En fonction de certains facteurs, comme le niveau de revenu de votre ménage et la taille de votre famille, vous pouvez faire demande d’une réduction de vos paiements mensuels ou d’une dispense de paiements mensuels. Dans certains cas, une partie de votre dette étudiante peut être entièrement annulée par le fournisseur de prêt, ce qui réduira le montant total que vous aurez à payer.

Consolidez vos dettes. Si vous avez obtenu plusieurs prêts étudiants et que vous avez d’autres dettes importantes comme des soldes de cartes de crédit impayées, il serait dans votre intérêt de les rassembler en un seul emprunt à faible taux d’intérêt, comme une ligne de crédit. Si vous possédez une maison ou songez à en acheter une, vous pouvez aussi explorer la possibilité de consolider votre dette avec votre hypothèque pour n’avoir à verser qu’un payement mensuel à un taux d’intérêt plus faible.

Faites demande d’une déduction au temps de votre déclaration de revenus. Les étudiants et leurs familles peuvent profiter de nombreux allègements fiscaux au moment de faire leur déclaration de revenus tous les ans, et votre prêt étudiant n’y fait pas exception. N’oubliez pas de vérifier si vous pouvez demander un crédit d’impôt non remboursable pour le montant des intérêts versés sur vos prêts étudiants particuliers.

Serrez votre budget. Il convient de noter que, jusqu’à ce que votre dette étudiante ait été réglée, apporter quelques petits changements dans vos habitudes de dépense et d’épargne vous aidera à y parvenir plus vite. Qu’il s’agisse de magasiner en vue de la naissance d’un bébé, d’acheter des épiceries et même de partir en vacances en famille, il y a de nombreuses façons de réduire les frais et d’épargner de l’argent – afin de pouvoir régler cette dette et vivre économiquement avec vos enfants longtemps après.

Ma dernière suggestions à quiconque attend un bébé et qui a toujours une dette étudiante à rembourser est : « Ne paniquez pas ».

Deux de mes enfants étaient là pour voir leur papa obtenir son doctorat, tout comme j’ai pu voir mon propre père traverser la scène lors de la remise de son diplôme d’études supérieures alors que j’avais cinq ans.

Et, tout comme mes parents et nombre d’autres familles que nous connaissons, nous avons fait de notre vie et de notre dette étudiante un souvenir lointain tout en établissant un budget sain et en montrant à nos enfants la valeur  d’une éducation postsecondaire.

On pourrait presque penser que nous l’avions prévu ainsi.

Carmen Kinniburgh est rédactrice indépendante à Thunder Bay, en Ontario, ou elle couvre des sujets divers comme l’art d’être parent, les sciences et la recherche au Canada, les profils d’entreprises locales et les initiatives fédérales visant à protéger les espèces menacées. Née et élevée en Alberta, Carmen a vécu dans le sud de l’Ontario et au Manitoba où elle a travaillé comme communicatrice professionnelle pour des universités et des organismes nationaux de bienfaisance. Passionnée de la lecture et grande enthousiaste de la cuisine bien qu’encore novice dans ce domaine, elle s’adonne également à la randonnée pédestre, au camping, au canoë et aux voyages avec son mari, ses trois enfants et le chien de la famille.